Sujet remplacement Métropole juin 2001
Biologie Humaine (10 points)
1 DÉCLENCHEMENT DE LA RÉACTION IMMUNITAIRE
(3 points)Une épine de rosier s’est enfoncée profondément dans le doigt
de Mme X pendant
qu’elle jardinait. Le lendemain le doigt est gonflé, rouge, chaud et très
douloureux.
1.1. L’aspect du doigt de Mme X montre que les premières étapes d’une
réaction sont en cours.- Nommer cette réaction et expliquer l’origine des symptômes observés
- Préciser le type de réaction immunitaire impliquée et en
donner les caractéristiques essentielles.
1.2. Donner le qualificatif attribué aux
substances capables de déclencher
une réaction immunitaire.
1.3. Le document 1 représente l’aspect histologique de la
région lésée du
doigt de Mme X environ 36 heures après l’introduction de l’épine.
Ecrire sur la copie :
Le
nom des cellules numérotées de 1 à 6 sur le document 1.Le nom des étapes A, B, C, D et E
réalisées par la cellule 2 ainsi
que celui du mécanisme X (document 1).
1.4. Préciser
les principales catégories de cellules capables de réaliser2 ACTION DU BACILLE TÉTANIQUE SUR LE SYSTÈME IMMUNITAIRE
(3,5 points)Quelques jours après sa blessure Mme X est
fiévreuse, son doigt est de plus en plus
douloureux et une rougeur est apparue tout au long de son avant-bras. Elle
consulte
un médecin qui suspecte une contamination par le bacille tétanique.
2.1.Un prélèvement au niveau des ganglions lymphatiques proches du
lieu de la piqûre révèle l’augmentation du nombre des cellules I et II
représentées sur le document 2 .- Reporter sur la copie, le nom des éléments (1 à 9) des cellules I et II
observées au microscope électronique ; identifier ces cellules en justifiant
la réponse .- Formuler une hypothèse quant à la nature de la réaction immunitaire
produite au niveau des ganglions permettant de justifier l’augmentation de
ces deux catégories de cellules puis préciser le rôle de la cellule II dans
cette réaction.2.2 Les documents 3 et 4 représentent respectivement deux formules
leucocytaires et deux résultats d’électrophorèse sérique, pratiqués chez
Mme X avant et après sa piqûre.Analyser ces deux documents et interpréter les résultats obtenus.
3 TÉTANOS ET PROPHYLAXIE
(1,5 point)L’interrogatoire pratiqué par le médecin
montre que le dernier rappel antitétanique
de Mme X remonte à plus de vingt ans. Pour éviter tout risque d’apparition du
tétanos
le médecin pratique aussitôt deux injections. La première injection contient du
sérum
antitétanique et la seconde une anatoxine tétanique.
(2 points)3.1. Expliquer l’intérêt de chacun de ces deux traitements et préciser en
quoi ils sont nécessaires tous les deux.3.2. Préciser si cette protection est définitive. Indiquer comment la
prolonger.4 ANALYSE D’UN CAS DE MALADIE HÉRÉDITAIRE
La dystrophie facio-scapulo-humérale est une
maladie génétique rare qui débute,
comme le tétanos, par une atteinte des muscles de la face.
4.1. En utilisant l’arbre généalogique du document 5, déterminer en
justifiant la réponse le mode de transmission de cette maladie (récessif
ou dominant). Préciser si le gène responsable est porté par un gonosome
ou un autosome.(Convention d’écriture : le gène responsable de la maladie sera noté M ou m et le gène sain S ou s).
4.2. Préciser les génotypes possibles des individus sains et des individus
malades puis retrouver les génotypes des individus I2, II2, II6 .4.3. Déterminer la probabilité pour que l’enfant III8 qui va naître soit
atteint.DOCUMENT 1
DOCUMENT 2 :

DOCUMENT 3 :
| Formule leucocytaire de Madame X |
||
|
Avant la blessure |
Après la blessure |
|
| Leucocytes par litre de sang | 7,5.109 |
15.109 |
|
Granulocytes (%) - Neutrophiles - Basophiles - Eosinophiles |
65 1 2 |
35 1 2 |
| Lymphocytes (%) | 27 |
60 |
| Monocytes | 5 |
2 |
DOCUMENT 4 :

DOCUMENT 5 :
ÉLÉMENTS DE CORRECTION
1. (24 points)
1.1. (8 points)
- L’ensemble de ces étapes représente la réaction inflammatoire :
- Rougeur : afflux de sang provoqué par la dilatation des capillaires
- Oedèmes provoqués par le passage excessif de plasma vers les tissus interstitiels
- Douleur : stimulation des terminaisons nerveuses lors du gonflement.
- Chaleur : augmentation de la température locale.
- C’est une réaction immunitaire non spécifique locale.
La réponse immunitaire non spécifique est immédiate et identique quelle que soit
la nature de l’élément étranger.
1.2. (1 point) Molécule antigénique, ou antigène
1.3. (12 points)
a)
|
1: cellule endothéliale du capillaire |
4 : hématie |
|
2 : granulocyte neutrophile |
5 : lymphocyte |
|
3 : monocyte |
6 : bacilles/microbes |
b)
|
A : margination |
|
|
B : diapédèse |
|
|
C : chimiotactisme + adhésion |
Mécanisme X = phagocytose |
1.4. ( 3 points)
Les granulocytes neutrophiles, les
monocytes sanguins et tissulaires
(macrophages).
2. (28 points)
2.1.(18 points)
(13 points)
Cellule I : lymphocyte car cellule à gros noyau, cytoplasme restreint
et taille correspondante de 8µm. (2 points)
|
1. dictyosome de l’appareil de Golgi |
4. mitochondrie |
|
2. nucléole |
5. réticulum endoplasmique rugueux |
|
3. enveloppe nucléaire |
6. pore nucléaire |
(6 points)
Cellule II : macrophage car il a ingéré le microbe ; se trouve dans les tissus et mesure 20µm
(2 points)
|
7. phagosome |
8. Lysosome |
9. noyau |
(3 points)
(5 points)
Hypothèse : réaction immunitaire spécifique car elle exige la présence de lymphocytes mais aussi de macrophages (cellule II) qui ont pour rôle d’extraire le déterminant antigénique du microbe et de le présenter aux lymphocytes afin qu’ils le reconnaissent et puissent ensuite le détruire. La cellule II est une C.P.A. (cellule présentatrice d’antigène ) et un phagocyte macrophage.
2.2. (10 points)
Les 2 formules leucocytaires montrent :
- une augmentation du nombre de globules blancs car ce sont les défenseurs de l’organisme et ils se multiplient à chaque réaction immunitaire.
- une augmentation du nombre des lymphocytes prouvant l’existence d’une réaction immunitaire spécifique
- une diminution des polynucléaires neutrophiles monocytes car la réaction immunitaire non spécifique → sortie par diapédèse.
- une diminution des monocytes car ils ont migré dans les tissus infectés pour se transformer en histiocytes (macrophages)
Le résultat des électrophorèses prouvent une augmentation des gammaglobulines sériques après contamination. Ce résultat permet de préciser que la réaction immunitaire spécifique déclenchée est à médiation humorale.
3. (12 points)
3.1. (9 points)
Le sérum antitétanique apporte les anticorps spécifiques du bacille de Nicolaïer,
ce qui permet sa destruction immédiate. C’est la sérothérapieL’anatoxine tétanique (toxine atténuée ayant conservé son pouvoir immunogénique
mais perdu son pouvoir pathogène) déclenche une réaction immunitaire spécifique
chez Mme X qui conduit à la production d’anticorps adaptés à la destruction du
bacille de Nicolaïer après un délai de quelques jours : c’est la vaccination.Ces deux traitements sont nécessaires car les anticorps injectés ont une durée
de vie courte et doivent être remplacés par les anticorps produits plus tardivement
par la vaccination.3.2. (3 points)
Cette protection n’est pas définitive.
Mme X devra subir des rappels de vaccination afin de déclencher une réaction
immunitaire spécifique secondaire et ainsi augmenter la quantité résiduelle
d’anticorps
4. (16 points)
4.1. (7 points)
Récessif ou dominant ?
Enfant II2 est malade, ses parents sont sains. Ils portent donc le
gène responsable de la maladie sans être atteints.⇒
porteurs sains ⇒ le gène est récessif.Gène porté par chromosome sexuel.
Porté par Y : Impossible car il y a des filles malades.
Porté par X : ex II2 = fille malade, son génotype serait alors
Donc le père I2 devait être
donc malade, ce qui est contraire aux
données.⇒
Conclusion : le gène est récessif et porté par un autosome.4.2. (3 points)
Homme ou femme sain : S/S ou S/m
Homme ou femme malade : m/m
I2
car porteur sain
II2
II6
II7 est porteur car III6 et III7 sont malades
4.3 (6 points)
|
II6
II7 |
m |
m |
|
m |
|
|
|
S
|
|
|
50% → malade