Octave Mirbeau (1848-1917)

Polémiste vigoureux, pamphlétaire éclatant, Octave Mirbeau fait brusquement irruption dans la critique d’art au milieu des années 80.

Il a fait des études de droit à Paris et commencé sa carrière littéraire dans le cercle de Zola et de Goncourt. Il sera avec Zola au premier rang des dreyfusards.

Sa critique d’art, reprise partiellement dans 2 volumes posthumes, s’épanouit vraiment à partir de 1885 dans Le Figaro, Le Gaulois, La France, …avec des critiques fracassantes.

Son esthétique personnelle le porte, comme Huysmans, vers le naturalisme d’un Rafaelli, et c’est l’interprétation qu’il donne aussi de Pissaro, avant de célébrer le panthéisme de Monet (1891) - ami proche depuis sa rencontre en 1884. Il a su se constituer une solide collection de Cézanne, Van Gogh, Monet, Gauguin.