Jean le Veinard :
observer pour écrire
- 6ème

Annick Judas, Era-tice lettres, centre d'Arras

 

 

Préalablement, les élèves ont lu le texte sur papier, à la maison. On leur fait raconter, on leur demande d'expliquer le titre, mais on n'explique pas davantage. On leur explique l'objectif : écrire une péripétie supplémentaire. Lors du travail sur support informatique, les élèves disposent de la version papier du texte.

Première étape : dans le texte sous traitement de texte, on demande aux élèves de passer une ligne pour distinguer les différents épisodes (doc 1). Puis on présente l'écran de tel ou tel élève, qui explique ses choix : pourquoi il a passé une ligne à tel ou tel endroit.
Ce travail rend la lecture du texte plus facile pour la suite (chaque péripétie constitue une unité lisible à l'écran), et permet aux élèves de faire des observations sur la construction de chaque péripétie : à chaque fois, il rencontre un personnage, il procède à un échange.

Deuxième étape : on fait surligner dans chaque péripétie le personnage rencontré et l'échange (doc 2), puis, en reprise collective, on reporte ces éléments dans un tableau (ce travail est fait sur ordinateur par le professeur qui présente son écran à tous - doc 3 -, sur papier par les élèves). Le tableau permet de visualiser en une colonne la série d'échanges et de rendre encore plus évidente la conclusion que l'on peut en tirer.

Troisième étape : Les élèves surlignent dans chaque péripétie la réaction de Jean ; pour éviter de surcharger le document, on peut demander aux élèves de fermer le fichier sans enregistrer les modifications, et de l'ouvrir à nouveau (doc 4). Correction collective : on reporte dans un tableau les mots qui expriment le mieux les sentiments de Jean. On remarque aussi l'expression de la joie dans le passage final, ce qui conduit à remplir la dernière ligne du tableau (le puits joue le rôle d'un personnage rencontré). On constate clairement que la satisfaction de Jean, exprimée par des termes de plus en plus forts, est en totale opposition avec son profit : comment expliquer cette contradiction ?
Les élèves peuvent observer que l'échange se présente pour Jean comme une solution à un problème.

Quatrième étape : nouvelle consigne, surligner dans le texte ce qui constitue un problème pour Jean (doc 5). La couleur met bien en évidence l'alternance entre les problèmes et la satisfaction. On en déduit la construction : un problème se pose pour le personnage, et le déroulement de la péripétie conduit à une solution qu'il trouve satisfaisante. Les passages surlignés facilitent la comparaison entre les péripéties. Dans les péripéties 1, 2 et 3, Jean se plaint de son sort et envie le personnage rencontré. Dans les péripéties 4 et 5, ce sont les personnages rencontrés qui provoquent l'échange. Quand il raconte son histoire, ses interlocuteurs comprennent vite qu'ils peuvent le berner.

Le repérage sur ordinateur plutôt que sur papier laisse à l'élève la possibilité de tromper et de recommencer, son texte papier restant intact. Il permet aussi de mutualiser les observations, en présentant à tous les repérages, les choix faits par un élève. La trace papier se fait sur le tableau à compléter et sur le cahier : on note les observations sur le schéma narratif d'un conte.

Suite à cette séance, exercice d'écriture : imaginer une péripétie, à insérer avant le moment où il rencontre le rémouleur, en respectant le schéma repéré (quelque chose ne va pas pour Jean - arrive une personne qui possède un animal qui fait envie à Jean, qui peut résoudre son problème - échange - satisfaction de Jean)

Compétences B2i qui peuvent être validées

 

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