- Au fur
et à mesure du développement de la société romaine, l'assistance médicale devint une
nécessité publique.
- Le gouvernement Romain qui
entretenait des fonctionnaires, des troupes d'artistes, de gladiateurs, des entreprises
commerciales et industrielles, avait tout intérêt à maintenir en bonne santé ses
employés et à circonscrire rapidement les maladies et les épidémies, ne serait-ce que
pour ne pas être privé des services rendus par ces personnels. Ils
créèrent donc un service de santé auquel étaient attachés des médecins,
devenus des fonctionnaires.
- Ces médecins étaient organisés
en corps, avec à leur tête des "médecins chef" ( decurio medicorum,
superpositus, archiatre ) , titre purement honorifique, puisqu'ils n'avaient aucune
supériorité sur les autres, l'efficacité et l'habileté étant toujours les premières
recherchées.
- A Marseille, selon Strabon, des
médecins étaient payés par la municipalité pour enseigner la
médecine. Ils avaient une certaine immunité, compte tenu de l'utilité et de
l'importance de leur fonction.
- Ils devaient d'abord donner les soins aux pauvres, et pour cela ils avaient plus
particulièrement la charge d'un quartier de la cité. Ils devaient assurer
les soins des personnels dans les théâtres, y compris le public pris de malaise
dans une représentation, assister aux représentations pour intervenir tout de suite en
cas d'accidents, intervenir dans les gymnases. Ils pouvaient même être associés à une
équipe (factio) particulière. On a trouvé à Naples des inscriptions mentionnant des
"medicus russatae factionis" (médecin de l'équipe des rouges) ou "factio
veneta" (de l'équipe des bleus) . Il y avait parmi eux des chirurgiens.
- Des inscriptions mentionnent aussi
:
- - medicus quator factionum circensium :
médecin des quatre équipes du cirque.
- - medicus ludi matutini : médecin des
jeux du matin (combats hommes/animaux)
- - medicus rationis sunami choragi :
médecin des coulisses
- - medicus collegium fabrum : médecin
de la corporation des ouvriers forgerons.
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