- On a longtemps cru que la médecine
faisait corps avec la religion et la philosophie. En fait, très tôt, la médecine est
apparue comme une science distincte, se différenciant aussi d'avec la chirurgie.
- Le premier nom connu est celui
d'Asclépios (Esculape). Il nous est présenté comme l'élève de Chiron, le centaure, en
même temps habile chirurgien et fin connaisseur des vertus des plantes. Les fils
d'Asclépios, Machaon et Podalire, sont les asclépiades, qu'il ne faut pas confondre avec
les prêtres du dieu. Les premiers sont d'authentiques médecins qui se transmettent leurs
savoirs et leurs connaissances de père en fils, les autres de simples serviteurs.
- Dans l'oeuvre d'Homère, la
médecine est présentée comme une science déjà assez développée. On y trouve un
vocabulaire anatomique de plus de cent cinquante mots, vocabulaire assez précis notamment
pour les os.
- On trouve par la suite quelques
médecins de grand renom, comme Hippocrate de Cos, Philistion de Locres, Dioclès de
Caryste. Ils appartiennent à diverses écoles, celle de Cos, de Cnide, de Sicile et
d'autres moins connues.
- Les idées
d'Hippocrate sont certes les plus célèbres. Elles serviront de principes de base
jusqu'au Moyen-Age :
- - L'observation doit être la base de la
médecine.
- - La théorie des humeurs selon laquelle
il existe quatre humeurs cardinales : le sang, le phlegme, la bile jaune, la bile noire.
La santé de l'homme dépend de leur mélange harmonieux et tout est question
d'équilibre.
- - La nature triomphe ou succombe
aux agents de destruction selon qu'il y a crise ou non.
- - Les principaux moyens curatifs sont
empruntés à l'hygiène, à la diététique. Seuls quelques moyens actifs permettent
parfois de guérir, notamment la saignée, les ventouses, les purgatifs. L'essentiel est
d'aider la nature.
- Les progrès, après Hippocrate, se
feront surtout dans les domaines de la botanique, de l'histoire naturelle et la pharmacie.
Cest surtout le médecin fera évoluer la pharmacie en déclarant que dans un
mélange, chaque substance conserve sa vertu propre et l'amalgame forme ainsi une
panacée.
- Il existe dans l'Antiquité
quatre méthodes de soins :
- - la méthode chirurgicale,
notamment pour luxations, fractures
- - la méthode diététique pour les
règles d'hygiène.
- - la méthode pharmaceutique qui
étudie les vertus des plantes comme le pavot employé comme narcotique.
- - la méthode sacerdotale comme c'était
le cas à Epidaure, mais qui reprenait des principes rationnels comme les ablutions, les
jeûnes, ...
|