La Médecine Antique

 

Le Dieu Esculape

     Asclépios était à Epidaure ce qu'Apollon était à Delphes. Mais il court sur le dieu Esculape plusieurs légendes.
     La plus ancienne fait appel à la vierge théssalienne Coronis, Fille du roi Phlégyas, aimée du dieu Apollon. De cet amour aurait été concu un enfant, mais elle fut infidèle au dieu en épousant Ischys, sur l'ordre de son père. Apollon, dans sa colère, chatia Ischys d'une flèche tandis qu'Artémis, elle, vengeait, la coupable d'une autre flèche. Au moment où le corps de Coronis était déposé sur le bucher funèbre, pour y être brulé, Apollon arracha du sein de la jeune femme l'enfant qui vivait encore. Cet enfant fut Asclépios. Apollon l'aurait alors confié au centaure chiron, qui aurait élevé l'enfant dans une grotte de Pélion, grotte des centaures, en l'initiant à la musique, la chasse, mais aussi à reconnaître les plantes qui guérissent, ainsi qu'à soigner les blessures et les membres démis.
      Comme il grandissait, et qu'il était fils de dieu, Athéna lui fit présent du sang de la Gorgone, après qu'elle ait été tuée par Persée. Et il s'aperçut que le sang provenant des veines du côté gauche était un poison violent, mais que celui provenant du côté droit était doué de l'extraordinaire pouvoir de résurrection. Zeus, inquiet de ce renver-sement de la nature, le foudroie, mais il permet que l'on honore son art et son culte dans divers sanctuaires de la Grèce et de l'Asie. Asclépios est aussi le père de la nymphe Hygie, qui devint la déesse de la santé. Parmi ses descendants nommés les Asclépiades, son dix-septième petit-fils ne serait autre qu'Hippocrate lui-même.
Selon cette légende, il aurait vécu au XIII ème siècle avant J.C.. Le centaure Chiron, se distinguait des autres centaures, fils de Cronos, par sa bonté et sa sagesse. Il aurait appris l'art de la médecine auprès d'Apollon et d'Artemis, art qu'il transmettra à Asclépios lui-même. Parmi ses élèves, on compte aussi Héraclès, Achille, Jason, Palamède.
     Ses principaux sanctuaires sont Orchomène (Béotie), Trikka (Thessalie), Epidaure (Argolide) et l'île de Cos. Installés dans des sites salubres, près de sources et entourés de bois, ces sanctuaires étaient en même temps des hôpitaux. C'étaient des prêtres qui pratiquaient la médecine sur les conseils du Dieu. On ne quittait le sanctuaire et on ne rétribuait les prêtres que lorsqu'on se sentait guéri. Néanmoins, à ce moment là, on devait écrire sur une plaque de marbre le nom de sa maladie et le remède qui l'avait guérie. Le sanctruaire d'Epidaure fonctionna de 600 avant J.C. jusqu'à 400 après. Sa renommée fut énorme et répandue à travers tout le monde méditerranéen.
      "Tous ceux qui viennent à lui, porteurs d'ulcères nés dans leurs chairs, blessés en quelque endroit par l'airain luisant ou la pierre de jet, le corps ravagé par l'ardeur de l'été, ou le froid de l'hiver, tantôt par de doux charmes, tantôt en leur donnant des potions bienfaisantes, tantôt en appliquant à leurs membres toutes sortes de remèdes, tantôt les remettant droits par des incisions."
                                                    Pindare, pythiques .
 

Esculape

Cliquer sur la photo pour agrandir

Retour