La Médecine Antique

 

Les médecins militaires

          Au début de leurs conquêtes, les Romains n’avaient pas de médecins préposés aux armées. Les soldats pansaient leurs blessures entre eux, ou se soignaient avec des bandages qui faisaient partie de leur équipement, comme en témoigne Tacite dans ses annales ( IV, 63).
     Ce n’est qu’à la fin de la république que Rome disposa d’armées régulières avec des médecins. Ils étaient parfois considérés dans l’armée comme des mauvais soldats, des profiteurs qui dérogeaient aux exercices militaires. Mais lorsque les soldats boivent des eaux provenant de marécages et qu’ils s’empoisonne, on considère comme étant du rôle des médecins de les rendre à la santé. Certains auteurs sont même parfois plus féroces : " les chirurgiens se bornent à traiter les plaies tandis que le général ranime les esprits abattus et encourage les braves" Onesandron.
     Au début les médecins étaient attachés au Castrum (camps militaires) sous le titre de "medicus castrensis". Les malades graves ne pouvaient pas rester au camp où l’on ne soignait que les maladies légères.
     On créa donc des "valetudinaria" sorte d’hôpitaux. Les médecins qui officiaient dans ces hôpitaux était les "medici clinici". Ils avaient des assistants, "optiones valetudinarii", et des pharmaciens, les "curator operis armarii".
     Il y avait aussi sous Auguste des corps de vigiles, sept cohortes, ayant chacune quatre médecins. Les légions avaient leurs propres médecins et chirurgiens. Ils avaient leurs équipements, leurs tentes et leurs médicaments.
     La marine avait la même organisation médicale.

         

operation medicale

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