La Médecine Antique

 

Les médecins privés

    Le nombre des médecins à Rome s'est multiplié à la fin du Ier siècle avant JC. Beaucoup venaient d'écoles grecques ou égyptiennes et ont apporté leurs connaissances scientifiques.
     Tous ces médecins exercent leur profession librement. Chaque citoyen peut choisir son médecin comme il l'entend. Certains pouvaient aussi exercer la chirurgie. Comme les plus habiles étaient réputés, ils pratiquaient des honoraires très élevés. Pline l'ancien dit d'ailleurs que "la médecine est le plus lucratif des arts".
     Mais pour quelques-uns qui amassent des fortunes considérables, en soignant des hauts magistrats ou les empereurs, beaucoup ont de grosses difficultés financières.
     La profession médicale, à Rome, pouvait être exercée aussi par des femmes qu'on appelait "medica". Certaines exerçaient la profession de sage-femme, ou s'occupaient davantage des maladies "féminines", mais ce n'était pas une règle absolue. La femme médecin n'a pas le même nom selon son domaine d'exercice : en tant que sage-femme, on l'appelle "iatronea" ou "obstetrix".
     A Rome, les accoucheuses étaient très estimées et sur le plan juridique, elles étaient assimilées au médecin. Elles étaient surtout recrutées parmi les affranchies. Beaucoup étaient d'origine grecque.
     Soranus d'Ephèse indique quelles doivent être leurs qualités :
" Celles qui veulent embrasser cette profession doivent savoir écrire, avoir une mémoire fidèle, une santé robuste, un tempérament égal ; elles doivent avoir de longs doigts effilés, des ongles courts et arrondis, tenir leurs mains très propres et ne pas filer (la laine), pour ne pas nuire à la finesse de leur peau. Il faut qu'elles connaissent la diététique, la pharmacie et la chirurgie usuelle. "
Retour