La Médecine Antique

 

La pédiatrie

       Les enfants ne doivent pas être soignés comme les adultes. Celse affirme en effet : "non nec pueri, uti viri, curari debet" ( "Il ne faut pas que les enfants soient soignés comme des hommes ")
      Néanmoins, les médecins romains n'ont pas toujours séparé les pathologies infantiles de celles des adultes, bien que beaucoup aient remarqué que certaines maladies touchaient davantage les enfants.        Celse nous donne dans son livre, Gynecia, un premier traité de pédiatrie et de puériculture.
Les petits romains naissaient parfois avec des malformations :
* les genoux tournés en dedans (varus) ou en dehors (valgus)
* les jambes arquées ( vatius)
* les pieds plats (plancus)
* avec des organes absents ou pas terminés
* avec les yeux de travers (strabus)
* muets ou aveugles
* hydrocéphales ...
 
     Soranus d'Ephèse énumère les maladies caractéristiques de l'enfance :
* les aphtes (vulneratio laevissima)
* les pharyngites ( fervor faucium infantis)
* les hernies ombilicales (umbilici eminentia)
* la diarrhée et la dysenterie qui tuent beaucoup d'enfants en bas-âge.
* le rhume de cerveau (sonitum narium / oris strepitum)
* l'angine qui peut provoquer une inflammation des amygdales qu'il faut dans ce cas enlever (tonsillectomie).
* l'amygdalite, si elle provoque des ulcères larges, creux, formant des concretions blanches ou noirâtres, environnées d'un cercle d'inflam- mations intenses (diphtérie) peut provoquer la mort. Cette maladie menace l'enfant jusqu'à la puberté.
* la méningite (plusieurs épidémies ont été décrites).
* l'épilepsie ( puerilis passio)
* la poliomyélite (crurum imbecillitas)
* la scrofule (tuméfaction des glandes cervicales et suppuration)
* la rougeole (apparentée à certaines formes de fièvres)
* la scarlatine, la varicelle, les oreillons, la teigne, les parasitoses intestinales ...
 

maman et bébé

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