- Au
départ, les romains vivaient à la campagne, étaient des agriculteurs travaillant la
terre de leurs mains. La médecine était alors pratiquée soit par le maître de maison,
soit par des esclaves. Les premiers Romains avaient peu de considération pour la vie
humaine et aucune compassion affective devant les misères et les souffrances des autres.
Ce n'est donc que tardivement qu'ils développèrent la science médicale comme science à
part entière.
- L'esclave avait été acheté
pour travailler ; il était donc dans l'intérêt immédiat du maître de conserver ses
gens, de les soigner et de les guérir le plus vite possible. Certains esclaves, d'origine
étrangère, étaient achetés pour leurs connaissances dans le domaine de la santé.
Ainsi, ils pouvaient soigner le maître, ses esclaves, voire ses amis qui rémunéraient
le maître et non l'esclave qui les avaient soignés.
- Ainsi pendant très longtemps, la
pratique de la médecine relevait de la simple bonne volonté du particulier qui, sans
aucune garantie, acceptait de mettre ses connaissances au service des autres.
- Il faut attendre en effet un
décret de Jules César pour que la situation change véritablement. Ce décret accorde
"le droit de cité à tous les médecins qui pratiquaient à Rome, ainsi qu'à
ceux qui pratiquaient les arts libéraux afin que cette faveur augmentât leur
empressement à s'y fixer et en attirât d'autres" (Suétone,César,XLII) .
- Ce décret changea tout, puisqu'il
leur donnait l'avantage de bénéficier du titre et des droits du citoyen romain,
modifiant ainsi de façon remarquable leur condition et leur statut. Ils
pouvaient exercer leur art, réclamer des honoraires, enseigner leur science, écrire des
traités de médecine ... L'empereur Auguste augmenta encore leurs prérogatives,
ce qui leur valut d'être recherchés dans les cercles familiaux et impériaux.
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