La Médecine Antique

 

Les visites médicales

          Le médecin au cours des siècles va acquérir à Rome un statut qui va lui permettre de s’imposer, parce qu’il promet la santé aux malades. Les Romains choisissaient leurs médecins selon plusieurs critères : soit parce qu’il était installé dans un lieu proche, soit pour sa renommée, soit parce qu’il était "le médecin de famille".
      "La gravité d’une maladie est proportionnée à l’altération de l’état normal ; or, le degré de cette altération n’est appréciable que par celui qui a une connaissance parfait de l’état normal du patient". Galien
      Le médecin commençait par interroger les proches parents avant d’interroger le malade lui-même. Cela lui permettait de se faire une idée de l’état général du patient. Rufus d’Ephèse affirme qu’il faut poser des questions pour mieux connaître le malade et ainsi mieux le soigner.
      Puis le médecin interroge le malade lui-même : ses questions sont objectives, rationnelles, logiques. Elles servent à obliger le malade à décrire ce qu’il ressent.
     Le médecin observe ensuite son malade, lui prend le pouls, la respiration autant de signes qui permettent de juger de l’état de sa santé.
     " Un médecin expérimenté doit , dès son arrivée, non s’emparer du bras du malade mais s’asseoir auprès de lui, le visage souriant, s’informer de son état, et s’il y a quelques sujets de crainte le calmer ; puis avancer la main pour explorer le pouls. " Celse, med, III, 6
      Il préconise aussi que le médecin observe le malade en pleine lumière afin de saisir tous les indices du visage. Ensuite, la palpation de l’abdomen, l’auscultation du thorax pour écouter le "bruissement et le sifflement des poumons "stridor atque sibilatio pectoris", puis l’examen de la gorge et l’examen du frémissement thoracique en posant la main sur la poitrine " pone in pectore dextram".
      Galien conseillait ainsi : " il faut d’abord examiner la fonction lésée, puis examiner l’organe respectif, passer à la nature de cette lésion puis à quelle affection elle correspond. Puis voir si elle accuse de la douleur ou une tumeur. Cet examen doit être sérieux et ne négliger aucune des variétés des phénomènes... "
      " Le médecin doit faire preuve de patience, de courage, et de complaisance en changeant les remèdes ; en les variant à propos, en flattant le goût des malades dans les choses qui ne peuvent leur être nuisibles, en usant même d’innocentes supercheries pour leur propre avantage". Arétée, Med I

         

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